03.08.2008
méditation
On médite bien en altitude.
Le Val d'Ajol, ses sapins, leur odeur puissante et vivifiante.
Il y a des maisons perdues où des allemands ont installé leurs pénates, on y entend les sources, des geais traversent la route devant nos pas, on est loin de tout, perdus au milieu des forêts et de nos pensées.
En bas, tout est petit, c'est immensément grand. On est tout petit, là-haut, la nature nous rappelle qu'on n'est presque rien, un grain de sable.
Un homme rentrait son bois, des promeneurs à pied, en voiture, un roquet aboyait au milieu de la route un couple qui paraissait impressionné et excédé par son agressivité, des vaches bretonnes (****) paissaient tranquillement, un taureau s'ennuyait au milieu de son parc (j'ai fait un écart quand même ... je n'ai pas aimé son regard bovin *rrr*)
Au retour, deux hirondelles sous un avant-toit prenaient des photos ... je n'ai pas pu savoir à quelle vitesse je roulais, peu importe, je verrai bien. A propos de voir, je n'ai pas vu de flash, donc, logiquement j'y ai échappé.
Ils étaient planqués en ligne droite à St Loup ... ils feraient mieux de se planquer sur la route, en campagne, ce serait plus efficace ...
Je ne peux pas me souvenir du nom du lieu-dit où je me suis promenée, tout près il y avait le Chemin des Roches ...
Voilà ... j'ai retrouvé, c'est Rapaumont, et en bas Courupt.
http://maps.google.fr/maps?t=h&utm_campaign=fr&utm_medium=ha&utm_source=fr-ha-emea-fr-sk-gm&utm_term=photo%20satellite
18:55 Publié dans rêveries | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.08.2007
la lune
la pleine lune hier soir, dans son silence, paraissait m'interroger du regard au milieu de son immense clarté éblouissante.
Bien obligée de ce fait, de m'interroger ...
Ces temps-ci, j'ai tendance à utiliser les points de supension partout, j'en déduis que je suis en suspens
Perdu mon "moi" antérieur
Parfois, je souffre, d'une façon aigüe à me couper le souffle
Parfois, je me sens sereine, débarrassée de mes vieux rêves
Entre les deux parfois, il y a une autre "moi" qui vit du mieux qu'elle peut, comme une automate, conditionnée par toutes les contraintes du quotidien, comme la plupart des êtres
... la saison s'avance doucement, doucement l'automne fait "sa place"
cette nuit, une bourrasque de vent m'a réveillée, je me suis levée, j'ai regardé la lune
.................................................................
stop !
la retraite approche, les saisons passent, bientôt une année s'ajoutera aux autres
......................................
mais si, mais si, c'est comme ça, pas le choix
.....................................
hier, il faisait très chaud, aujourd'hui, mine de rien, presque dix degrés de moins au thermomètre
la rentrée approche aussi ... les hirondelles partiront bientôt, je pensais même qu'elles s'étaient déjà envolées, mais hier j'en ai vu une ou deux.
Ce matin, un héron est passé entre les arbres en poussant son cri rauque, vraiment ça sent l'automne ...
13:41 Publié dans rêveries | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.11.2006
Viens ...
La lune nous regarde.
Nos ombres enlacées
Ta main dans la mienne
Nous rejoindrons le bout du monde
Là où le goéland vagabond
Nous racontera l'infini.
20:34 Publié dans rêveries | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.10.2006
Chagrin
Quelques capucines multicolores de l'arrière-saison se balancent doucement au doux vent d'automne
Je rêve de ta main, je la caresse du bout des doigts
De ton bras où courent les veines pleines de ta vie, de ton sang
J'ai encore ce mal de toi qui voile mon regard
Je ne vois personne
Je ne vois plus rien
Le ciel est trop bas au-dessus de moi
Mon coeur bat dans le vide
Si je pouvais t'oublier, tout oublier ...
Arracher le souvenir de toi comme on arrache une épine douloureuse
J'ai si mal de toi ...
Si je pouvais te désaimer ...
19:20 Publié dans rêveries | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

