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04.08.2008
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C'est un peu comme un stylo qui arrive au bout de ses possibilités, parfois on est obligé de le secouer un peu.
Là, les idées se bousculent, je touche à tout dans le désordre, les photos que j'ai mises sous cadre ce matin,
des moufles que maman avait tricotées quelques années en arrière pour voir si elle savait encore. Ces moufles sont lavées, elles séchent et je les emballerai dans un sachet avec lavande, patchouli. C'est fou comme je retrouve maman en touchant ces tricots ! Son attitude appliquée, son visage sévère et les lèvres pincées tellement c'était tendu sur ses doigts ... "on boit un p'tit jus" ? c'était le bon temps, comme d'habitude, on était heureux et on n'en savait rien.
Et quelques souvenirs (oui, encore) de l'époque où les femmes (pour la plupart, vous savez, les grands-mères avec petit tablier à bretelle autour du cou, chignon sur le dessus de la tête, en bataille dans les conflits !!!) du village arrondissaient leurs fins de mois en tricotant des gants de crin. Bien sur ! ma mère s'y était mise, mais ne rejoignaient pas les équipes de commères qui passaient le village au crible et au tribunal en un après-midi. Parfois je les rejoignais, c'est peut-être de là que m'est venue ma tendance "curieuse" de savoir ... Parce que, sur le fond, savoir ou pas, m'importait et m'importe peu. Et ... je les entendais même critiquer mes parents ... ma propre grand-mère ! apparemment, c'était aussi la coutume des campagnes.
Ces après-midi se passaient en alternance chez l'une ou l'autre, un peu comme on prend le thé chez la baronne de la troncheenbiais ou la comtesse de mes chaussettes, il n'y avait pas de carton d'invitation, seulement le panier avec tout le matériel comme laisser passer.
Et quand ma grand-mère revenait, elle passait par notre cuisine pour le compte-rendu. Là, vous ne me voyez pas rire, et pourtant ! maman, renfrognée, ma mère-grand, juge d'instruction, assise sur le rebord de la fenêtre où poussaient tranquillement misères, géraniums, bégonias et y laissaient quelques feuilles ou branches à chaque épopée ! looooooollllll !
Une fois de plus, où étaient ma soeur et mon père ? alors, je dirais mon père, sans doute au boulot ou à fureter dans la grange dans sa caverne d'ali baba pour avoir un peu de paix au milieu de son monde féminin , mais ma frangine ???? alors là !!!!!
Des petits chats sauvages avaient atterri chez ma petite-fille, son papa les avait recueillis après avoir évacué un tas de bois dans la forêt.

13:20 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
j'aime bien tes souvenirs d'enfance qui ont souvent la même odeur que les miens et éveillent de nombreux souvenirs attendrissants
Ecrit par : maevina | 04.08.2008
c'est sans doute parce que notre vécu a le même parfum que nous sommes restées en contact ...
bonne nuit mae
Ecrit par : pseud | 05.08.2008
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